Zoom sur le Grand Genève

Voyager à bord du Léman Express vous a donné envie de faire plus ample connaissance avec le Grand Genève ? Glossaire, chaîne dédiée, émission connectée ou Forum citoyen, voici quelques pistes pour explorer le projet transfrontalier.

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GENius Loci

L’association GENius Loci a pour but d« Accompagner l’émergence de projets favorisant la coopération transfrontalière, ainsi qu’une citoyenneté inclusive sur le territoire du Grand Genève. » Lien

Glossaire SENSible

Outil de décryptage et d’appropriation du territoire pour faciliter la compréhension mutuelle transfrontalière autour de Mots comme Identité, Territoire, Bien commun, …

« Le Glossaire SENSible. Porté par l’association GENius Loci, le Glossaire SENSible est un outil d’appropriation et de décryptage qui a pour objectif de faciliter l’intercompréhension et l’ajustement mutuel. Des personnes ressources dans différentes disciplines et des habitants sont mis à contribution pour apporter leur propre définition, vision, éclairage, perception sur une même notion clef. Les contributions sont singulières et prennent différentes formes au choix des contributeurs (rédactionnelles, visuelles, sonores…). » Lien

Grand Genève TV

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Forum d’agglomération

« Le Forum d’agglomération est l’instance de concertation de la société civile transfrontalière à l’échelle du Grand Genève. Confronter les points de vue, échanger des idées, effectuer des propositions, nourrir les réflexions sur le devenir du Grand Genève, tels sont les objectifs du principe de participation au sein de l’agglomération. Les forces vives du territoire et les élus s’associent afin de créer la première instance de concertation pérenne à l’échelle du Grand Genève. » Toutes les infos ici

Émission transfrontalière

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« Chaque mois, Céline Argento s’intéresse à notre région frontalière autour des grandes thématiques qui l’agitent. On pense évidemment à l’emploi, la consommation, les transports, tous éminemment imbriqués entre les différentes zones du Grand Genève. Mais cette région, c’est aussi des femmes et des hommes qui coopèrent sur ces sujets et bien d’autres comme l’économie, la faune, l’enseignement, le développement durable.
C’est dans cet esprit d’effacement de la frontière que le magazine est abordé avec chaque mois, une thématique différente. Des invités représentant Nyon, Genève et la France voisine (Ain et Haute-Savoie) sont conviés à discuter sur le plateau de Léman Bleu ou en extérieur en cas d’événements notables.

L’émission fait également un point sur l’actualité transfrontalière, et met en avant un gros chantier en cours dans le Grand Genève.
La dernière partie de l’émission est consacrée à la découverte de bons plans et activités à faire dans la région. Ski raquette, confection du reblochon, visite de chocolaterie, tout est fait autour d’un credo : pas besoin d’aller très loin pour s’amuser !

Une émission rassembleuse, abordée avec bonne humeur, qui colle ainsi à son nom : ENSEMBLE. » Lien Léman Bleu

En direct du Grand Genève. Léman Express, Jour J

15 décembre 2019, 5h du matin, le trait d’union prend ENFIIIIIN son service !!! Alors on saute le brunch, on se précipite sur le quai d’une des gares ultra-modernes construites pour l’occasion et on se laisse voyager au gré des nombreuses animations organisées le long du réseau !

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Léman Express Vivons plus grand

« Un million de personnes reliées entre elles »

  • Le plus grand réseau ferroviaire transfrontalier d’Europe
  • La concrétisation du Grand Genève
  • Un projet de plus d’un siècle
  • « Historique »
  • Une « Révolution »
  • « L’entrée de Genève dans le 21ème siècle »
  • Une nouvelle façon de penser la mobilité
  • La construction d’une agglomération transfrontalière de près d’un million d’habitants
  • 6 lignes réparties sur 230 kilomètres, 45 gares, 2 cantons, 2 pays
  • Une amélioration de la qualité de vie avec un désengorgement sensible du trafic routier
  • L’émergence de nouveaux quartiers
  • Un nouveau dynamisme pour Genève
  • La création d’une communauté identitaire… régionale ?

Léman Express en fête

Le 12 décembre, jour de l’Escalade (!) les autorités suisse et française inauguraient officiellement le rapprochement entre les deux pays. Clin d’oeil à l’Histoire…

Trois jours plus tard, les Genevois s’étaient déplacés nombreux pour découvrir les impressionnantes nouvelles gares. L’occasion de prendre conscience de la mesure du chantier et de se presque réconcilier avec la décennie de travaux. 

Des quartiers redynamisés

ptrCe jour-là, « en raison d’un mouvement social en France« , le train dans lequel j’étais monté ne traversera pas la frontière. Transit via Chêne-Bourg donc et escale parmi la joyeuse foule rassemblée aux festivités des Eaux-Vives.

Le Réseau du Léman Express

A utiliser sans modération ! Pour le quotidien ou pour des virées à Annecy, Évian ou St-Gervais-les-Bains… CONNECTÉS !

Depuis ma gare, il me faut seulement 6 minutes pour rejoindres les aux Eaux-Vives, 58 minutes pour Evian et à peine 45 minutes jusqu’à La Roche-sur-Foron.

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A suivre : une journée à bord du Léman Express…

Ici Genève. Pont en danger

En octobre 2019, importante mobilisation pour sauver le FIFOG – Festival international du Film oriental de Genève – à la suite d’un désengagement financier de la Ville qui mettait en danger un Festival qui « mélange les arts, fait rêver, pose des questions pertinentes et promeut la liberté. Espace d’affirmations et de célébration des différences et des droits sociaux et culturels, le festival honore l’image d’une Genève solidaire, havre idéal à de si précieuses rencontres artistiques et humaines. » La mobilisation a porté ses fruits, mais le FIFOG reste en sursis. Affaire à suivre donc et en attendant rendez-vous  pour la 15ème édition !

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Octobre 2019 – ACTE I. Le FIFOG en danger !

Pétition – Extraits

« AU NOM DE LA DIVERSITÉ CULTURELLE DÉFENDONS LE FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM ORIENTAL DE GENEVE !

Malgré le franc succès de sa 14e édition, placée sous l’égide de la Commission suisse pour l’UNESCO, le festival voit son avenir menacé par le désengagement brutal des autorités culturelles de la Ville de Genève, dans le soutien à l’événement. (…) Elles nient brutalement le festival comme symbole de diversité, espace de dialogue et de découvertes, vecteur d’intégration et de promotion de la Genève internationale, fenêtre sur l’Orient à feu et à sang, vitrine pour les cinéastes en difficultés.

Retrouvez toutes les informations ICI

15 Décembre 2019. ACTE II. LE FIFOG SAUVE SA PEAU…

… « MAIS LE PLUS DURE RESTE A FAIRE !

Hier soir, le budget de la Ville de Genève a été adopté à une large majorité. Le FIFOG a réussi à sauvegarder la moitié de sa subvention (80’000 CHF au lieu des 160’000 CHF) allouée par la ville. Merci à vous, et à celles et ceux qui ont travaillé avec conviction pour rendre cela possible.

Ainsi le FIFOG sauve sa peau, mais le plus dure reste à faire : voler (organiser sa 15ème édition) avec des ailes blessées ! Pour cela, il a fortement besoin de votre soutien !

Vive la Démocratie ! Vive la Diversité ! Vive le FIFOG ! »

Retrouvez toutes les informations ICI

 

Ici Genève. Histoires de passage

Dans la pièce ICI, histoire(s) de Genève jouée du 10 au 14 décembre à la Comédie, Philippe Mascadar s’appuie sur une scénographie originale pour nous raconter ces artistes et intellectuel-les venu-es d’ailleurs qui ont marqué l’Histoire de la cité.

« Un homme arrive à Genève. Il vient de très loin. Cet homme est à la recherche de quelqu’un ou de quelque chose. Il a une question à poser, une requête à formuler, un secret à délivrer. Il est venu à Genève comme on consulte un oracle. Comme d’autres avant lui. Il frappe à la porte du bureau de l’IICI, l’Institut international pour la coopération intellectuelle. Ce bureau a été, dans les années 30, le refuge d’artistes, exilés, réfugiés, en transit, acteurs et témoins d’une Europe à feu et à sang. Un théâtre d’ombre et de lumière…

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… Aujourd’hui, il est tombé en ruines. En tournant les pages du grand livre de Genève, l’homme ressuscite des personnages et des histoires, dessine une improbable constellation poétique. Ludmilla et Aniouta Pitoëff, Arthur Adamov, Stefan Zweig, Robert Musil, Greta Prozor, Romain Rolland, Rosette Wolczak, Nikolaï Boukharine, John Berger, Gerhart Riegner, Anna Dostoïevskaïa, s’y sont croisés. Le bureau revit et Genève avec lui. »

Philippe Macasdar sera cet homme. Tout à la fois lui-même, comédien et personnage, il mène l’enquête, et vous invite à le suivre. Entre hier et aujourd’hui. Ici même. Genève est un puzzle éclaté, l’homme va s’employer à le recomposer. « L’homme de l’avenir est celui qui aura la mémoire la plus longue. » (Friedrich Nietzsche). Lien

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Histoires de passage

Genève est le résultat de ceux qui l’ont traversée. Ceux qu’elle a bien accueillis ceux qu’elle a mal accueillis ceux qu’elle n’a pas accueillis… Ceux qui l’ont aimée passionnément ou ceux qu’elle a refroidis. De Zweig à Lénine en passant par Borges, Pitoëff ou Mary Shelley, le metteur en scène s’appuie sur son mur de grands hommes pour nous parler de Genève. Myope, contradictoire, mystérieuse, observatrice, duale… Genève qui se porte mieux quand le monde va mal, revitalisée par les réfugiés qui la traversent ou s’y installent. Genève dans l’oeil du cyclone, à la fois en-dehors et en son coeur. Genève ville d’anarchistes où l’on vient fomenter des révolutions, ville de brume qui a inspiré des monstres. Pour vous en convaincre, il suffit de jeter un coup d’oeil au mur-décor d’ICI, histoire(s) de Genève.

La Genèse du projet

Philippe Mascadar nous raconte comment sa rencontre fortuite avec une oeuvre a orienté sa création et… sa vie.

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Ici Genève. FILMAR 2019

Ce week-end, escale à la 21e édition du FILMAR en América Latina, qui propose du 15 novembre au 1er décembre une « odyssée cinématographique en Amérique latine ».

Des cinéastes alertes au monde, la découverte de cinématographies émergentes comme celle du Guatemala, la projection de films en langue autochtones, de la poésie, de la fantaisie, des cris, des regards singuliers. Toute la programmation riche et foisonnante de cette 20ème édition est à découvrir ici

FILMAR : éloge du septième art latino-américain

« La diversité genevoise naît de la multitude des nationalités qui la compose, des langues qui la font retentir, des cultures qui s’y expriment. Et des dialogues qui s’y engagent, comme des ponts entre des histoires a priori déconnectées.

Des manifestations culturelles comme le Festival FILMAR en América Latina sont autant de ces ponts. Le cinéma est en effet vecteur de rapprochement et facilite le dialogue entre les peuples, entre les genres, entre les générations. Il permet également de prendre le pouls d’une société. Voire d’anticiper ses virages, puisque l’effervescence de la scène culturelle précède souvent les bouleversements politiques.

Ces mondes que FILMAR contribue à rapprocher depuis plus de 20 ans maintenant ont cependant toujours autant à découvrir l’un de l’autre. C’est pourquoi, à côté des quelques 80 films projetés, les deux tables rondes prévues sur la relève cinématographique et le regard des femmes sur les femmes devraient nous permettre de lever un coin supplémentaire du voile qui recouvre de mystère « l’autre ».

Je me réjouis que, chaque année, le public se presse un peu plus nombreux pour découvrir les programmations concoctées par l’équipe de FILMAR. Et se plonge ainsi dans des histoires qui sont celles de l’une des plus importantes communautés du pluralisme genevois. »

Sami Kanaan. Conseiller administratif en charge de la culture, Genève

Ici Genève. « Nous saisonniers, saisonnières… »

Du 30 octobre au 24 novembre « Nous, saisonniers, saisonnières… Genève 1931-2019 » rend hommage aux travailleuses et travailleurs qui l’ont construite et ont façonné son identité, à travers une exposition mais aussi des débats, échanges d’expériences, conférences ou films. Un travail de mémoire initié par la ville pour donner la parole et mettre en lumière les travailleurs italiens, espagnols, portugais, yougoslaves, albanais ou kosovars qui ont contribué à faire de Genève ce qu’elle est aujourd’hui.

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Nous, saisonniers, saisonnières… Genève 1931 — 2019
Nosotros, temporeros, temporeras… Ginebra 1931 — 2019
Nós, trabalhadores temporários e temporárias… Genebra 1931 — 2019
Noi, lavoratori e lavoratrici stagionali… Ginevra 1931 — 2019
Ne, punëtoret dhe punëtorët sezonalë… Gjenevë 1931 — 2019
Mi, sezonski radnici, sezonske radnice… Ženeva 1931 — 2019

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Une nouvelle carte de Genève pour mettre en lumière la contribution des saisonniers à sa construction

« « Qui a construit Thèbes aux sept portes ? Dans les livres, on donne les noms des Rois. Les Rois ont-ils traîné les blocs de pierre ? » Dans le poème intitulé Questions que se pose un ouvrier qui lit, Brecht évoque ainsi l’absence d’actrices et d’acteurs clés dans les récits historiques.

S’agissant de l’essor de Genève et de la Suisse dans la seconde moitié du 20e siècle, le rôle joué par les travailleurs et les travailleuses immigrées n’est-il pas lui aussi occulté ? Or des dizaines de milliers de saisonniers et de saisonnières ont contribué à construire plusieurs « cités-satellites », de grandes infrastructures du canton, d’imposants bâtiments de la Genève internationale et participé à l’expansion de l’hôtellerie-restauration et de l’agriculture genevoises.

Fruit d’une motion du Conseil Municipal de la Ville de Genève, l’exposition Nous, saisonniers, saisonnières… Genève 1931-2019 leur rend hommage.

Associant des approches historique, mémorielle et artistique, l’exposition témoigne des dures conditions de vie et de travail que la Suisse a réservées aux personnes détentrices d’un permis A. Elle ravive les enjeux d’un épisode controversé de l’histoire de ce pays.

Afin de reconfigurer les modes de partage de la mémoire, l’exposition recourt à plusieurs formes de narration construites au travers de documents historiques, d’archives personnelles, d’interventions artistiques et de récits filmés produits pour l’occasion. Elle donne voix aux saisonniers et saisonnières, ainsi qu’aux travailleurs et travailleuses migrantes d’aujourd’hui.

Le retour opéré sur l’ensemble de ces histoires est d’autant plus important que leurs enjeux sont plus que jamais d’actualité. En témoignent les conflits entre l’Union européenne et la Suisse sur les conditions de travail dans ce pays, de même que la fragilité des conditions d’existence des sans-papiers, entre autres personnes en situation précaire. Évoquer ce passé et les situations qui lui font écho, c’est aussi tenter de développer un autre regard sur les migrations d’hier et d’aujourd’hui. » Lien

Visite guidée

Ce dimanche matin, la foule réunie au Commun – espace d’exposition d’une ancienne usine dans laquelle ont travaillé des saisonniers – pour participer aux visites guidées a surpris les organisateurs…

 

… qui n’ont pas ménagé leurs connaissances pour nous présenter l’exposition, divisée en deux parties.

Une première partie « politique » qui revient sur  l’histoire du permis A, son évolution, les débats et les campagnes qui l’ont entouré, les tentatives de division des ouvriers autochtones et immigrés, la convergence des luttes ouvrière, féministe et immigrée, une certaine solidarité genevoise, les positions des différents acteurs ou encore la dynamique politique-économique-syndicats. Autant d’infos qui offrent un troublant écho aux actualités et permettent de mettre en perspective les enjeux politiques contemporains et de questionner notre attitude face à l’Europe, la libre circulation et la future votation initiée par l’UDC.

 

Une deuxième partie qui revient sur le parcours du saisonnier, depuis la rédaction de la lettre de motivation, au départ du village d’origine, en passant par le système des passeurs, la visite médicale à l’arrivée, les rudimentaires conditions d’habitation (avec des photographies de Carouge ou du Foyer des Tattes), les allers-retours au pays, la solitude du déraciné, les enfants cachés, enfin le paradoxe entre la Suisse affichée et les conditions de vie et de travail des ouvriers qui ne touchent pas aux fruits de la croissance spectaculaire qu’ils contribuent à créer.

 

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