Voix off. Un monde (re)mobil(isé)?

Le président suisse Alain Berset a fait campagne à New York pour le nouveau Pacte migratoire de l’ONU. « Que les négociations sur le Pacte portent leurs fruits en ces temps difficiles est une grande victoire de la coopération dans la diplomatie multilatérale. »

Alain Berset a fait l’éloge de ce Pacte mondial sur la migration, le premier document historique de ce type sur lequel tous les pays du monde ont travaillé conjointement – à l’exception de deux, a-t-il déclaré lors d’un événement en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Les États-Unis et la Hongrie se sont tenus à l’écart des négociations.

Alain Berset a présenté le plan avec le président mexicain Enrique Peña Nieto. Le texte, qui doit être approuvé à Marrakech en décembre, a été négocié durant 18 mois sous la houlette des ambassadeurs des deux pays. Le « Global Compact on Migration« , en version originale, vise à rendre la migration mondiale sûre, ordonnée et régulière.

Terrain difficile

La migration est une question complexe et parfois controversée, a indiqué le Fribourgeois. Souvent, elle est accompagnée de termes négatifs tels que protectionnisme, chauvinisme et même racisme manifeste. Une migration réglementée offrirait pourtant des opportunités que l’économie mondiale se doit saisir.

Aujourd’hui, les migrants internationaux représentent déjà 3,4 % de la population du monde; ils produisent près de 9 % de la richesse mondiale. « La migration doit être considérée comme un enrichissement – économique et culturel « , a déclaré M. Berset lors de l’événement auquel il a été invité par l’ancien maire de New York Michael Bloomberg.

Dans son introduction, M. Bloomberg a clairement souligné l’importance de la migration pour le succès des activités commerciales, a aussi expliqué M. Berset. « L’économie et la société dépendent de procédures migratoires efficaces et transparentes« , a souligné l’actuel président de la Confédération suisse.

Pays de migration

La Suisse est aussi un pays de migration: un habitant sur trois est immigré ou issu de parents immigrés. A l’inverse, plus de 750’000 Suisses, soit près de 10% de la population résidente, vivent à l’étranger et y contribuent à la prospérité économique, a rappelé le conseiller fédéral. Sans les travailleurs étrangers, de nombreux secteurs en Suisse ne fonctionneraient pas aussi bien qu’actuellement.

Par exemple, le secteur de la santé s’effondrerait, a illustré Alain Berset, par ailleurs ministre de la Santé. Et nous n’enregistrerions probablement pas autant de succès en football sans migrants, a ajouté le président.

Source article : bluewin.ch/Infos

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