HIGHLIGHTS 2020

 

L’EXIL DE LA BEAUTÉ. Essai de Rudy Ricciotti. Editions Textuel, 2019, 96 pages

ExilBeauté

 » Rudy Ricciotti, fidèle à sa réputation de pamphlétaire, livre dans cet entretien une dénonciation de la culture officielle de la beauté. De la célébration de l’art contemporain à l’esthétique de supermarché en passant par le culte obligatoire de la nature, cette doxa est pour Rudy Ricciotti un étouffoir de la pensée critique et un masque pour toutes les beautés singulières qu’il entend défendre. Car Rudy Ricciotti veut croire à la beauté comme une présence capable d’intensifier nos désirs. Devant l’échec du projet d’émancipation de la culture au profit des loisirs et de la consommation, Rudy Ricciotti revendique une beauté « non conforme ».
« Ce n’est pas du tout à l’ordre du jour de parler de beauté. L’époque est plutôt aux ordres de la terreur et de ses promesses. Ce sont les anathèmes qui tiennent en haleine les affaires du monde et coupent la chique aux débats. Les faits sont là, alimentant quotidiennement nos craintes, nous préparant insidieusement à courber l’échine. La beauté ne s’exile pas volontairement. Son départ est conditionné par une fatigue généralisée des curiosités. Invisible à force d’être ignorée, nos comportements la chassent. Et nous seuls portons la responsabilité de sa disparition.
J’ai pris goût à rechercher avec persévérance la beauté qui émancipe, à prendre le risque de me fourvoyer. C’est une démarche individuelle. Elle récuse la désillusion esthétique totale en cours dans les milieux culturels.
Sans effort, rien ne vient, sinon l’impérialisme obscène de valeurs omniprésentes imposant aux consommateurs de manger des yaourts en regardant le packaging d’une esthétique de pacotille. Se soustraire au matraquage des codes de la consommation réveille en douceur le désir. Mais la quête de la beauté ne délivre pas un certificat d’impunité. Il y a des coups à prendre… » Editeur

 

REFUGE – DANS L’INTIMITÉ DE L’EXIL. Projet photographique de Bruno Fert. 2019, Autrement

refuge

« Habiter est ce que nous avons tous en commun. Que nous soyons nomades ou sédentaires, nous habitons tous. Les abris temporaires des populations migrantes reflètent leur personnalité, tout comme nos appartements et nos maisons parlent de nous. C’est à partir de ce point commun que je veux amener le public à s’identifier, à se mettre à la place de l’autre en observant son lieu de vie. » Bruno Fert

Depuis 2016, Bruno Fert parcourt les camps de réfugiés de Grèce, d’Italie, de France, pour y photographier l’habitat provisoire – abris de fortune, chambres, appartements – où ceux qui ont fui leur pays recréent une intimité, une attache, une identité. Un travail documentaire exceptionnel, témoignage de ce moment charnière de l’exil, où la reconstruction de soi passe par l’appropriation de son propre intérieur. Lien éditeur

MIROIR DE NOS PEINES. Roman de Pierre Lemaître. Albin Michel, 2020, 544 p. La France sur la route

lemaitre

Avril 1940. Louise, trente ans, court, nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour comprendre la scène tragique qu’elle vient de vivre, elle devra plonger dans la folie d’une période sans équivalent dans l’histoire où la France toute entière, saisie par la panique, sombre dans le chaos, faisant émerger les héros et les salauds, les menteurs et les lâches… Et quelques hommes de bonne volonté.
Il fallait toute la verve et la générosité d’un chroniqueur hors pair des passions françaises pour saisir la grandeur et la décadence d’un peuple broyé par les circonstances.
Secret de famille, grands personnages, puissance du récit, rebondissements, burlesque et tragique… Le talent de Pierre Lemaitre, prix Goncourt pour Au revoir là-haut, est ici à son sommet. Lien éditeur

PAVILLON SUISSE 17E BIENNALE VENISE 2020. Exploration de la frontière par les architectes et artistes M. Ayoub, V. Lacaille, F. Aragno, P. Szczepski

FRONTIERE

Projet sélectionné par Pro Helvetia pour réaliser le Pavillon suisse de la 17e Biennale internationale de Venise 2020.

Avec son projet, l’équipe romande (Mounir Ayoub et Vanessa Lacaille, du Laboratoire d’architecture de Genève, ainsi que le cinéaste Fabrice Aragno et l’artiste Pierre Szczepski) explore la frontière comme phénomène spatial. L’originalité de sa proposition ? Aller à la rencontre des habitants aux confins des frontières du territoire suisse, pour mieux recueillir et souligner la dimension subjective du concept. Une étude préliminaire avait mis en évidence 29 lieux dont la topographie, l’histoire, la loi ou les infrastructures confèrent à leurs usagers une lecture singulière du territoire. Après avoir sillonné les quatre régions linguistiques de la Suisse, l’équipe du Pavillon suisse a mené des entretiens avec les usagers de ces frontières et les a accompagnés dans l’élaboration d’une maquette mentale de leur représentation du territoire. À partir de ces représentations, l’équipe a fabriqué des croquis 3D à base de mousse polystyrène. Actuellement, elle démarre la seconde phase du projet: des entretiens avec une dizaine d’experts, dont le préposé à la frontière nationale. Lien Espazium

L’équipe gagnante se penche sur la «frontière» en tant que phénomène spatial, un thème des plus présents dans le contexte politique actuel. Elle pose la question de la perception concrète de la frontière suisse par les personnes qui vivent à sa proximité. Quelles sont les dimensions spatiales et physiques d’une frontière? À quel point la percevons-nous de manière différente? Quelle est notre relation avec elle? Afin de trouver des réponses à ces questions, les habitantes et habitants du territoire du côté suisse de la frontière seront associés au projet de manière participative. Sur la base de ces recherches, l’équipe développera une exposition pour le Pavillon suisse à Venise qui racontera des histoires concrètes provenant de la frontière suisse, mais ouvrira également la discussion autour du thème de la «frontière» dans son caractère universel. Lien ProHelvetia

L’ADIEU – THE FAREWELL. Film de Lulu Wang, 2020, 1h40

L'ADIEU

Lorsqu’ils apprennent que Nai Nai, leur grand-mère et mère tant aimée, est atteinte d’une maladie incurable, ses proches, selon la tradition chinoise, décident de lui cacher la vérité. Ils utilisent alors le mariage de son petit-fils comme prétexte à une réunion de famille pour partager tous ensemble ses derniers instants de bonheur. Pour sa petite fille, Billi, née en Chine mais élevée aux Etats-Unis, le mensonge est plus dur à respecter. Mais c’est aussi pour elle une chance de redécouvrir ses origines, et l’intensité des liens qui l’unissent à sa grand-mère. Lien Allo Ciné

MANIFESTO(NS) ! TROIS FORMES ENGAGÉES. Théâtre de Poche, Genève, 02.2020

manifestons

Texte_Fouza Al-Youssef, Judy Brady, Pauline Boudry, Nicoleta Esinencu, Julie Gilbert, Jean-Luc Lagarce, Bruno Latour, Renate Lorenz, Alexandre Ostrovski, Paul B. Preciado, Marguerite Yourcenar
mise en scène_Sarah Calcine & Joséphine de Weck

L’envie de vivre à tout prix, secouer tout ça, toute cette peur qui craque dans nos gorges, tout ce malaise qui colonise nos poumons, nos histoires d’amour, nos rêves, crier, perdre la voix, occuper des ronds-points, ne rien lâcher et puis aussi s’arrêter pour rassembler nos esprits.

Notre dernière arme : penser. Ensemble.

Sarah Calcine & Joséphine de Weck s’emparent d’une sélection de textes-manifestes, de cris, de réflexions d’auteures mortes et vivantes. Le manifeste devient manifestation, devient réunion, devient rituel.Deux propositions qui se font écho, que l’on pourra parfois entendre le même soir, qui s’emparent de nous et de nos questions.

Les deux metteures en scène proposent chacune leur montage, version (J. de Weck / S. Calcine), portées par les trois comédiennes comme on livre une pensée en mouvement. C’est sur la brèche, doux-amer, et parfois drôle. Lien Théâtre de Poche

 

IT MUST BE HEAVEN. Film de Elia Suleiman, 2019. 1h42. Mention spéciale du jury Festival Cannes 2019 – Comique de Fuite

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« Elia Suleiman vit à Nazareth, seul dans une grande maison. Son voisin s’occupe avec dévotion de son citronnier. Même s’il le fait sans qu’on le lui ait demandé, et qu’en plus il empoche les citrons. Mais le réalisateur va de toute façon partir à l’étranger pour la promotion de son nouveau projet de film… que nous sommes justement en train de regarder. Il va à Paris et New York, visite ces mégapoles étrangères et observe avec attention ce qui s’y passe. Mais le fait est là: son origine le suit comme une ombre à chaque pas qu’il fait.

Dix ans après son dernier film, le réalisateur palestinien Elia Suleiman a présenté son nouvel opus en compétition du Festival de Cannes où il a reçu une Mention spéciale. Cette fois, il dirige son regard politique par-delà les frontières de son pays d’origine – pour comprendre, comme il le dit dans ses interviews, que le monde est en fait un «microcosme de la Palestine». Partout l’État policier gagne du terrain, partout l’absurde gagne en force. Ainsi, Suleiman se transforme en observateur muet et étonné. La force comique de ce film émane de cette source. Ce n’est pas pour rien que le réalisateur palestinien est souvent comparé à Buster Keaton et Jacques Tati. Une comédie politique sur l’identité, la nationalité et la patrie qui combine divertissement, intelligence et poésie. » Lien

 

LE PARLEMENT DES ÉCRIVAINES FRANCOPHONES. Écrivaines sans frontières. Pour un « écrire-ensemble » transnationalécrivaines francophones

« Une littérature réinventée au féminin, qui entend être au rendez-vous de l’Histoire. le Parlement des écrivaines francophones a pour objectif de faire entendre la voix des écrivaines sur le monde. »

Les objectifs qu’il se fixe :

  • rendre distincte la voix des femmes écrivaines,
  • affirmer qu’il existe un « écrire-ensemble » capable de renforcer les liens des écrivaines où qu’elles se trouvent,
  • travailler à faire reconnaître la place de l’écrivaine dans son pays et réaffirmer son rôle dans le dialogue civilisationnel,
  • constituer un trait d’union entre le Nord et le Sud et faire circuler les idées et les auteures,
  • s’exprimer sur ce qui porte atteinte à l’intégrité morale ou physique des écrivains contre les menaces,
  • défendre la liberté et le droit des hommes et des femmes partout où ils se trouvent attaqués,
  • offrir un espace de prise parole destiné à donner le point de vue des femmes sur les débats ou les crises de nos sociétés.

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MERVEILLES A MONTFERMEIL. Film de Jeanne Balibar. 2020. 1h49

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Joëlle et Kamel font tous deux partie de l’équipe municipale de la nouvelle Maire de Montfermeil, Emmanuelle Joly, mais ils sont en instance de divorce. Toute l’équipe travaille à la mise en œuvre d’une nouvelle et très surprenante politique, dont la pierre angulaire est la création de la « Montfermeil Intensive School of Languages ». Tandis que la ville change et prospère, Joëlle et Kamel se chamaillent…. Mais à l’occasion de la Fête de la Brioche, leur amour peut-il renaître ? Lien

TERRA MIGRA. PEF – Marc-Olivier Dupin. Gallimard-Jeunesse, 2020

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« Je suis Terra Migra, mes sourires sont faits de fleurs, de chants d’oiseaux. Mes larmes sont de sel dans des rives lointaines. » Ainsi s’adresse notre planète à deux personnages que le hasard a fait se rencontrer. L’un est fataliste, l’autre ouvert au monde. Ce monde-là est celui des migrants vivants ou en grand danger d’oubli. De quelle Histoire présente ou disparue viennent-ils ? Superbement mis en musique par Marc-Olivier Dupin, le texte et les illustrations de Pef évoquent de manière extrêmement sensible et juste la peur de l’autre, le racisme, les guerres, les migrations, la Terre-Mère. Lien éditeur

 

LESBOS, LA HONTE DE L’EUROPE. Essai de Jean Ziegler. 2020, Seuil, 144 p

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 » En mission pour l’ONU, Jean Ziegler s’est rendu en mai dernier à Lesbos, cette île grecque qui abrite le plus grand des cinq centres d’accueil de réfugiés en mer Égée. Sous la haute autorité de l’Union européenne, plus de 18 000 personnes y sont entassées dans des conditions inhumaines, en violation des principes les plus élémentaires des droits
de l’homme. Le droit d’asile y est nié par l’impossibilité même dans laquelle se trouvent la plupart des réfugiés de déposer leur demande ; le droit à l’alimentation, quand la nourriture distribuée est notoirement avariée ; le droit à la dignité, quand les rats colonisent les montagnes d’immondices qui entourent le camp officiel, quand les poux infestent les containers dans lesquels les familles doivent s’entasser ; les droits de
l’enfant, quand la promiscuité livre les plus vulnérables aux violences sexuelles et les prive, bien sûr, de tout accès à l’éducation. La honte de l’Europe.

Pour la plupart, ces réfugiés sont venus d’Irak, de Syrie, d’Afghanistan, d’Iran. Ils évoquent ici leur long calvaire : la torture, l’extorsion, le pillage, les passeurs infâmes, les naufrages, les familles décimées, les tentatives de refoulement de Frontex et des garde-côtes grecs et turcs. Les responsables du camp disent leur point de vue, les militants des organisations humanitaires expliquent les obstacles qu’il leur faut lever au quotidien pour sauver des vies. Le dossier est accablant. Jean Ziegler s’indigne, alerte et exige.

Rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation entre 2000 et 2008, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme jusqu’en 2019, Jean Ziegler est aujourd’hui conseiller du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Il a publié de nombreux essais à succès, traduits en plusieurs langues, et notamment, au Seuil en 2018, Le Capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu’elle en verra la fin). »

Lien éditeur

 

BERLIN ALEXANDERPLATZ. Film de Burhan Qurbani. 2020, 183′

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Francis has survived his escape from West Africa. When he wakes up on a beach in the south of Europe, he is determined to live a regular, decent life from now on. But he winds up in present-day Berlin where a stateless person without a work permit is treated just as mercilessly as the labourer Franz Biberkopf in Döblin’s classic novel of German modernism. Francis initially resists an offer to deal drugs in Hasenheide park, but then comes under the influence of Reinhold, his neurotic, sex-addicted pal who takes him in. When Francis meets club owner Eva and, after several dramatic experiences, the escort girl Mieze, he feels he’s found something for the first time, something he’s never known before: a little bit of happiness – which is precisely what Reinhold begrudges him. Like the literary source material, this contemporary version of Berlin Alexanderplatz is also about society and outsiders, desire and travesty. Not unlike Fassbinder’s version, Qurbani’s epic is a gloomy journey through the “dark night of the soul” – not least on account of its authentic, atmospheric images of Francis’ city of exile: Berlin. Lien Berlinale

BAGHDAD IN MY SHADOW. Fiction de Samir, 2019, 105′

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Un auteur échoué, une femme cachée et un gay travailleur-IT illégale se rencontrent au Café Abu Nawas, un lieu de rencontre populaire pour les Irakiens en exil à Londres. Incité par l’Imam d’une mosquée salafiste, le neveu de l’auteur, un jeune fanatiquement religieux, attaque son oncle et bouleverse la vie de tout le monde. Lien Swiss Films

404. Roman de Sabri Louatah. Flammarion, 2020, 368 pages

404

« »Rentre dans ton pays. Entendre ça alors que ça fait soixante-dix ans qu’on vit en France ! Mon petit Rayanne c’est la quatrième génération, il va falloir combien de générations pour que vous nous foutiez la paix ? Combien ? « , s’emporte un des personnages de mon roman. Avec 404, j’ai voulu regarder la brèche, sans ciller, et raconter cette tragédie française de la partition et de la séparation ethnique à travers le destin d’une poignée de personnages réunis dans une petite commune de l’Allier. Pile au centre de la France et de toutes les tensions qui la traversent… »

Sabri Louatah signe un puissant thriller politique et rural. En explorant ce que l’on décide collectivement de ne pas voir, il raconte un pays qui se creuse dans le pays et ajoute à notre roman national un chapitre plein de bruit et de fureur. Lien éditeur

OSKAR & LILY. Film de Arash T. Riahi. 2020, 1h42,

OSKARLILY

Oskar et Lily, deux enfants tchétchènes sont sur le point d’être expulsés d’Autriche avec leur mère. Suite à une tentative désespérée de leur maman pour les protéger, l’expulsion est suspendue mais Oskar et Lily sont séparés et chacun placés dans une famille d’accueil. L’espoir des enfants de retrouver leur mère se nourrit de leur amour réciproque et met au défi tous les obstacles de la bureaucratie avec passion et poésie... Lien Allo Ciné

LE PAYS DES AUTRES. Roman de Leila Slimani. Gallimard, 2020, 367 p.

slimani

L’EXIL VAUT LE VOYAGE. Roman dessiné par Dany Laferrière. Grasset, mars 2020, 408 p.

LAFERRIERE

 » Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l’âge de 23 ans sous les aboiements d’une meute de chiens, il entame une vie d’exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal.
Après l’Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L’Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l’exil : est-ce une expérience aussi terrible qu’on le dit ? En revenant sur ce qu’on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l’esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : « Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage ».
Si les exils ont leur part d’arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l’Amérique à l’Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d’autres. » Lien éditeur

CHINESE DREAM. Web serie d’ARTE en 7 épisodes

CHINESEDREAM

« L’Afrique est en plein « rêve chinois ». Depuis plusieurs années, des entreprises chinoises sont présentes dans pratiquement tous les pays d’Afrique. Aujourd’hui, de nombreux migrants africains tentent leur chance en Chine. Certains quartiers de la ville de Canton sont d’ores et déjà majoritairement habités par des Africains. Quelles sont les conséquences de ce phénomène sur la société chinoise ? Comment les Chinois accueillent-ils ces étrangers à la culture si différente de la leur ? Notre web-série « Chinese Dream » observe le ressenti et les réactions des Chinois face aux immigrants africains. » Lien ARTE

FORTUNA. Fiction de Germinal Roaux. CH/BEL, 2018, 106′

FORTUNA

« Fortuna, jeune Éthiopienne de 14 ans, est accueillie en Suisse avec d’autres réfugiés dans un hospice à plus de 2000 m d’altitude pour passer l’hiver. Une communauté de religieux catholiques les héberge en attendant que leur sort soit régularisé par les institutions. C’est là que Fortuna rencontre Kabir, un jeune Africain, dont elle tombe éperdument amoureuse. Leur relation se construit à l’abri des regards jusqu’au jour où Kabir disparaît. » Lien Swiss Films

Grande Librairie autour du nomade J.M.G. LE CLÉZIO. France 5, 11.03.2020

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UTOPIES RÉALISTES. Essai de Rutger Bregman. Seuil, 2017, 256 p
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« Ouvrir grand les frontières, une semaine de travail de quinze heures, le revenu de base universel… Des idées naïves et dépassées ou bien la force de l’utopie renouvelée ? Résolument anti-décliniste, Utopies réalistes tombe à pic et nous explique comment construire un monde idéal aujourd’hui et ne pas désespérer ! D’une ville canadienne qui a totalement éradiqué la pauvreté à l’histoire d’un revenu de base pour des millions d’Américains sous Richard Nixon, Rutger Bregman nous emmène dans un voyage à travers l’histoire et, au-delà des divisions traditionnelles gauche-droite, défend des idées qui s’imposent par la force même de l’exemple et le sérieux de la démarche historique. Tout progrès de la civilisation – des débuts de la démocratie à la fin de l’esclavage – fut d’abord considéré comme un fantasme de doux rêveurs.

À la fois stimulant et passionnant, appuyé sur les travaux d’Esther Duflo, Thomas Piketty, David Graeber, etc., cet essai vif, pédagogique et amusant rouvre plusieurs perspectives : la réduction du temps de travail, le revenu universel, plus largement la lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités, la taxation des flux financiers, et enfin l’ouverture des frontières. Alors laissons l’enthousiasme de l’auteur, à contre-courant du pessimisme ambiant, nous convaincre que de nouvelles propositions utopiques peuvent être envisageables à court terme.

Historien, journaliste pour le magazine en ligne De Correspondent, Rutger Bregman a publié quatre livres sur l’histoire, la philosophie et l’économie. Formidable succès aux Pays-Bas, Utopies réalistes est en cours de traduction dans 17 pays et depuis sa sortie au Royaume-Uni est dans la liste des meilleures ventes.

« SI VOUS NE SUPPORTEZ PLUS LES PROPHÈTES DU MALHEUR, VOUS DEVEZ LIRE CE LIVRE ! » Evening Standard » Lien Éditeur

BREXIT et LA MIGRATION DES MURS. De James Noël. Au Diable Vauvert. 2020

brexit« En pleine actualité de la sortie possible du Royaume-Uni de l’Union européenne, James Noël nous livre une véritable ballade anglaise sur le Brexit. « Le Brexit m’excite c’est incroyable c’est la première fois qu’une nation se jette par la fenêtre en plein orgasme ». Cette chronique puissante du Brexit est suivi de La Migration des murs, un pamphlet poétique et philosophique, texte d’intervention et d’engagement, que James Noël a commencé à rédiger en mémoire des ravages provoqués par le séisme de 2010, est très vite devenu une invitation universelle à faire table rase de tous les murs qui font ruines du monde. » Lien éditeur

CE QUI NOUS LIE. Fiction de Cédric Klapisch, 2017, 1h53
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« Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent. » Lien Allo Ciné
ET AU MILIEU COULE LE DOUBS. Documentaire de Claude Schauli. 2013, 87′
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« Ce road movie au fil de l’eau nous emmène à la découverte d’une des plus mystérieuses rivières d’Europe: le Doubs. Tour à tour sauvage, secrète, poétique, elle marque profondément le caractère de ses habitants. Jurassiens, Neuchâtelois ou Français semblent façonnés par «leur rivière» qui les rend tout à la fois rudes, inventifs, imprévisibles et mystiques. Le film va à la rencontre de personnages charismatiques qui se racontent avec pudeur et fierté. Le Doubs les incite à la confidence, parfois même à la confession. » Lien Swiss Films

LES LUMIERES DE TEL AVIV. Roman de Alexandra Schwartzbrod. Rivages Noir. Mars 2020, 300 pages

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« Les ultrareligieux ont pris le pouvoir à Jérusalem pour former le Grand Israël. Les Résistants, composés de laïcs juifs et arabes, se sont regroupés à Tel-Aviv pour vivre selon les préceptes des premiers kibboutzim. Signe de la division, un nouveau mur a fait son apparition, entre Jérusalem et Tel-Aviv cette fois. Un mur surveillé par des robots tueurs fournis par la Russie, le parrain du Grand Israël. Ils sont six à devoir franchir cette frontière au péril de leur vie : Haïm, un ultra-orthodoxe en cavale ; Moussa et Malika, deux jeunes Palestiniens en exil ; Ana, la femme d’un religieux éprise de liberté ; Isaac, un conseiller du Premier ministre en proie au doute ; et Eli Bishara, un ex-commissaire de police à la recherche de son amour perdu. Tous n’y parviendront pas.
Alexandra Schwartzbrod est romancière, essayiste, spécialiste du Moyen Orient et directrice adjointe de la rédaction de Libération. Elle a reçu le Prix SNCF du polar en 2003 pour Balagan et le Grand prix de littérature policière en 2010 pour Adieu Jérusalem, deux romans qui composent, avec Les Lumières de Tel-Aviv, un cycle consacré à Israël. » Lien éditeur

EN TRANSIT. Projet photographique de Lluc Queralt 

index
L’oeuvre de Lluc Queralt évoque les voyages, la photographie et une manière particulière de voir le monde. A la façon d’un documentaire, il nous dévoile le quotidien à travers des images à la composition classique et avec une grande maîtrise de la lumière et du noir et blanc. Mais on y trouve également une forte composante expressive, avec un langage intimiste et une poésie très particulière. Les images expriment une sérénité et une implication personnelle, une proximité et une grande sensibilité. Dans son travail, ce sont les mêmes thèmes qui reviennent, comme des obsessions : des portraits, des routes et des reflets. L’auteur trouve dans les routes et les reflets le plaisir de regarder d’une autre façon, comme si des réalités parallèles émergeaient de l’eau ou de la noirceur de l’asphalte. Instituto Cervantes

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